"Voeux provisoire d'orientation" qu'elles disait la prof...
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"Voeux provisoire d'orientation" qu'elles disait la prof...
"Un sac à dos comme espoir, l'air pour idéologie et la liberté du vent.
Happés par le refus de l'évidence, fuyant toute fatalité, comment ne pas chercher des alternatives possible au désarroi grandissant d'une vie façonner métro-conso-dodo ?
Eh bien non, c'est trop facile (donc pas intéressant) d'accepter le repos comme pause, et que ce même repos appelé "vacances" se délimite à un arrêt de travailler.
Enfin quoi?
A 16ans, accepter des vacances à 900km de chez soi, pendant deux semaine, pour découvrir un autre paysage, alors que je ne connais pas le dixième des plantes sauvages de mon paysage que je vois pourtant 350jours par ans!?
Mes vacances à "l'étranger" (traduisez "en dehors de l'Alsace") avait plus la gueule d'un apprentissage que de bronzette des pectoraux.
Apprentissage, un mot formidable. On passe sa vie à apprendre, à 20 ans, on s'exclame devant les aléas de la vie :" Je le savais" et à 60ans, on se rend compte qu'on ne sait rien. Je ne sais rien mais je sais ne rien savoir alors que d'autres croient savoir et ne savent pas qu'en réalité ils ne savent rien.
Apprentissage. D'un point de vue scolaire, c'est pour construire sa vie. Pardon, je voulais dire "vie professionnel". C'est marrant ce raccourcis. Bien malheureux serions-nous si notre travail représenterait toute notre vie. Où même juste la vie sociale... Qu'es-ce qu'on s'emmerderaient! Pendant le travail, on ne vit pas, après on récupère sans vivre zappant entre les infos (c'est réconfortant de voir des gens plus malheureux que nous) et une émission quelconque de télé-réalité (qu'ils sont bêtes, ces candidats!). On travaille pour aller en vacances, on va en vacances pour être plus productif au travail (notez, je vais pas chipoter, vous pouvez remplacez productif par reposer, performant, de-stresser...).
Heureusement que le travail n'est pas là pour exister socialement et avoir une vie matérielle confortable! Je vous laisse imaginer la tête des potes! Vive la diversité des points de vue! Et puis, pas de boulot, pas de vie...?
M'enfin, comme le monde n'est pas comme ça, je peux continuer mon fantasme littéraire.
Quoi? Apprentissage, c'est effectivement pour préparer sa vie. Okay.
Alors, je suis allé pendant ces grandes vacances en apprentissage. Vu que l'école a du mal à s'acquérir de sa mission, je l'aide un peu en la remplaçant pendant les vacances. Mon école à moi se présente tout de même sous des aspects plus encourageant.
Elle ne porte pas le nom d'un homme politique luttant pour l'éducation des femmes (je n'ai rien contre Camille-Sée, au contraire) mais tout ces noms d'illustre personnages mort, moi, ça m'encourage pas à y confier ma vie. Une école de la vie doit avoir de la classe, et surtout portée sur l'avenir (et non sur un passé funeste).
"Que ça dure longtemps". Chapeau. Allez, on met tout ça dans un costume local, pour rajouter de l'authenticité, et j'y adhère tout de go.
Longo Maï.
A force de trop souhaiter l'imaginaire, on n'oublie de se rendre compte de la réalité. Mine de rien, plus de 3ans (un cinquième de ma vie presque!) a deviner la logique de vie/travaille/sociabilité différente de celle qui me côtoie sans gène (et que j'accepte inconsciemment) quotidiennement.
Tout ce que j'ai pu dire avant sur Longo Maï s'est avérée faux.
Tout ce que j'ai entendu sur Longo Maï n'est qu'une parcelle -toujours trompeuse- de la réalité.
Toutes les représentations que je me suis faites pour moi et pour mon entourage sont toutes simplement erronées.
Longo Maï n'est pas une coopérative "écolo".
Elle n'est pas un lieu de passage pour tout ceux qui cherche un idéal de vie.
Elle n'est pas un havre de paix anarchiste.
Elle n'est pas remplie de personne d'extrême gauche, soutenant le sabotage de caténaire.
Elle n'est pas en autarcie, elle n'est pas contre le progrès.
Elle est. C'est tout.
Mon lieu d'apprentissage est. J'y suis allé, je le confirme, il est.
Ce que j'ai appris de plus important, c'est qu'il marche, c'est tout. C'est pas de la magie ni du surnaturelle (et non, c'est pas une secte). De la responsabilité, de la confiance, de la réflexion, une volonté inébranlable.
J'étais partie pour apprendre à devenir un citoyen, rôle de l'école. Les autres élèves m'ont tout de suite prévenu: Prends des initiatives.
Tellement l'habitude de suivre le berger (et ne voulant pas tâter de sa matraque...pardon, de son bâton), le fait de devoir agir par soi-même dans un environnement politiquement incorrect a de quoi en freiner plus d'un. Mais alors, le bulletin moral (pas celui que l'on reçoit comme une sanction à chaque trimestre, celui que l'on se crée à chaque tournant de notre vie, en prenant compte des résultats passés et de nos aspirations, et qui remet tout en cause) se fait assez pesant, si ce n'est tout simplement pas l'envie de sécher les cours.
Je sens que mes lecteurs se fatiguent. Alors, il est où, ce compte-rendu de Longo Maï?
A part assouvir un désir d'écriture égoïste, il nous fait quoi?
Écoutez, je ne peux pas décrire une période de lycée d'apprentissage avec ces émotions, ces doutes, ces espoirs, ces joies simplement sur papier. Déjà que la nostalgie se trahit avec une larme au coin de l'œil. Ces moment de jeunesse où, nous semble-t-il aujourd'hui, nos émotions étaient multiplié. Chaque moment plus touchant que le quotidien actuelle. Les instants étaient vécu, sans se projeter dans le futur. Vivre, c'est tout.
Pour retrouver cette école, je sais comment faire...
Un sac à dos comme espoir, l'air pour idéologie, et la liberté du vent.
Allez-y, les inscriptions sont ouvertes toutes l'année, suffit de téléphoner avant. Par contre, ce doit être la seule école que d'en sortir ne signifie pas avoir fini sa formation...
A bientôt mes amis, merci pour ces moments passées.
P.S: Évidemment, j'aurais pu parler du fonctionnement, des problèmes passés et actuels, des relations entres les personnes...
J'aurais pu faire un bel article avec des chiffres signé Paris-Match, et quelques photos sans intérêt d'un cochon et de trois poules. Mais les moments ne s'écrivent pas, ils se vivent."
Happés par le refus de l'évidence, fuyant toute fatalité, comment ne pas chercher des alternatives possible au désarroi grandissant d'une vie façonner métro-conso-dodo ?
Eh bien non, c'est trop facile (donc pas intéressant) d'accepter le repos comme pause, et que ce même repos appelé "vacances" se délimite à un arrêt de travailler.
Enfin quoi?
A 16ans, accepter des vacances à 900km de chez soi, pendant deux semaine, pour découvrir un autre paysage, alors que je ne connais pas le dixième des plantes sauvages de mon paysage que je vois pourtant 350jours par ans!?
Mes vacances à "l'étranger" (traduisez "en dehors de l'Alsace") avait plus la gueule d'un apprentissage que de bronzette des pectoraux.
Apprentissage, un mot formidable. On passe sa vie à apprendre, à 20 ans, on s'exclame devant les aléas de la vie :" Je le savais" et à 60ans, on se rend compte qu'on ne sait rien. Je ne sais rien mais je sais ne rien savoir alors que d'autres croient savoir et ne savent pas qu'en réalité ils ne savent rien.
Apprentissage. D'un point de vue scolaire, c'est pour construire sa vie. Pardon, je voulais dire "vie professionnel". C'est marrant ce raccourcis. Bien malheureux serions-nous si notre travail représenterait toute notre vie. Où même juste la vie sociale... Qu'es-ce qu'on s'emmerderaient! Pendant le travail, on ne vit pas, après on récupère sans vivre zappant entre les infos (c'est réconfortant de voir des gens plus malheureux que nous) et une émission quelconque de télé-réalité (qu'ils sont bêtes, ces candidats!). On travaille pour aller en vacances, on va en vacances pour être plus productif au travail (notez, je vais pas chipoter, vous pouvez remplacez productif par reposer, performant, de-stresser...).
Heureusement que le travail n'est pas là pour exister socialement et avoir une vie matérielle confortable! Je vous laisse imaginer la tête des potes! Vive la diversité des points de vue! Et puis, pas de boulot, pas de vie...?
M'enfin, comme le monde n'est pas comme ça, je peux continuer mon fantasme littéraire.
Quoi? Apprentissage, c'est effectivement pour préparer sa vie. Okay.
Alors, je suis allé pendant ces grandes vacances en apprentissage. Vu que l'école a du mal à s'acquérir de sa mission, je l'aide un peu en la remplaçant pendant les vacances. Mon école à moi se présente tout de même sous des aspects plus encourageant.
Elle ne porte pas le nom d'un homme politique luttant pour l'éducation des femmes (je n'ai rien contre Camille-Sée, au contraire) mais tout ces noms d'illustre personnages mort, moi, ça m'encourage pas à y confier ma vie. Une école de la vie doit avoir de la classe, et surtout portée sur l'avenir (et non sur un passé funeste).
"Que ça dure longtemps". Chapeau. Allez, on met tout ça dans un costume local, pour rajouter de l'authenticité, et j'y adhère tout de go.
Longo Maï.
A force de trop souhaiter l'imaginaire, on n'oublie de se rendre compte de la réalité. Mine de rien, plus de 3ans (un cinquième de ma vie presque!) a deviner la logique de vie/travaille/sociabilité différente de celle qui me côtoie sans gène (et que j'accepte inconsciemment) quotidiennement.
Tout ce que j'ai pu dire avant sur Longo Maï s'est avérée faux.
Tout ce que j'ai entendu sur Longo Maï n'est qu'une parcelle -toujours trompeuse- de la réalité.
Toutes les représentations que je me suis faites pour moi et pour mon entourage sont toutes simplement erronées.
Longo Maï n'est pas une coopérative "écolo".
Elle n'est pas un lieu de passage pour tout ceux qui cherche un idéal de vie.
Elle n'est pas un havre de paix anarchiste.
Elle n'est pas remplie de personne d'extrême gauche, soutenant le sabotage de caténaire.
Elle n'est pas en autarcie, elle n'est pas contre le progrès.
Elle est. C'est tout.
Mon lieu d'apprentissage est. J'y suis allé, je le confirme, il est.
Ce que j'ai appris de plus important, c'est qu'il marche, c'est tout. C'est pas de la magie ni du surnaturelle (et non, c'est pas une secte). De la responsabilité, de la confiance, de la réflexion, une volonté inébranlable.
J'étais partie pour apprendre à devenir un citoyen, rôle de l'école. Les autres élèves m'ont tout de suite prévenu: Prends des initiatives.
Tellement l'habitude de suivre le berger (et ne voulant pas tâter de sa matraque...pardon, de son bâton), le fait de devoir agir par soi-même dans un environnement politiquement incorrect a de quoi en freiner plus d'un. Mais alors, le bulletin moral (pas celui que l'on reçoit comme une sanction à chaque trimestre, celui que l'on se crée à chaque tournant de notre vie, en prenant compte des résultats passés et de nos aspirations, et qui remet tout en cause) se fait assez pesant, si ce n'est tout simplement pas l'envie de sécher les cours.
Je sens que mes lecteurs se fatiguent. Alors, il est où, ce compte-rendu de Longo Maï?
A part assouvir un désir d'écriture égoïste, il nous fait quoi?
Écoutez, je ne peux pas décrire une période de lycée d'apprentissage avec ces émotions, ces doutes, ces espoirs, ces joies simplement sur papier. Déjà que la nostalgie se trahit avec une larme au coin de l'œil. Ces moment de jeunesse où, nous semble-t-il aujourd'hui, nos émotions étaient multiplié. Chaque moment plus touchant que le quotidien actuelle. Les instants étaient vécu, sans se projeter dans le futur. Vivre, c'est tout.
Pour retrouver cette école, je sais comment faire...
Un sac à dos comme espoir, l'air pour idéologie, et la liberté du vent.
Allez-y, les inscriptions sont ouvertes toutes l'année, suffit de téléphoner avant. Par contre, ce doit être la seule école que d'en sortir ne signifie pas avoir fini sa formation...
A bientôt mes amis, merci pour ces moments passées.
P.S: Évidemment, j'aurais pu parler du fonctionnement, des problèmes passés et actuels, des relations entres les personnes...
J'aurais pu faire un bel article avec des chiffres signé Paris-Match, et quelques photos sans intérêt d'un cochon et de trois poules. Mais les moments ne s'écrivent pas, ils se vivent."
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(Sur)vie, c'est tout...
Battez-vous pour ce qui compte à vos yeux! L'espoir existe, je le cotoie tout les jours..

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Re: "Voeux provisoire d'orientation" qu'elles disait la prof...
Enfin de retour l'ami. Avec des nouvelles qui plus est. Très beau texte, j'ai hate de pouvoir discuter de ton expérience avec toi. Pour moi ce qu’on appelle "les vacances", ca a toujours été ca. Un repos formateur. En quittant toute cette hypocrise on ne peut que se reposer aprés tout ( Quoi que, on cogite... ). Lango Mai comme je la percevais ? A vérifier.
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