Histoire : La commune, sujet de réflexion.

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Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Marx (M) 68 le Sam 22 Aoû - 15:28

J'ai relu le premier message de Paco dans le poste « Idéologie » (je sais, sa fait longtemps), et je voulais juste vous faire part de ma réfléxion en ce qui concerne cette parenthèse :

( la révolution de 1789 n'a t'elle pas été le meilleur progrès politique de l'histoire de la france???)

1789 un progrès, 1871 l’exemple.

La révolution de 1789 a était un échec cuisant, elle n'a aboutie à rien de concret pour le peuple, elle a seulement profité aux bourgeois qui ont pus prendre le pouvoir en renversant les nobles et en délaissant le prolétariat. Même si de nos jours la révolution de 1789 est devenu le symbole de la république (Normal pour une république embourgeoisée), pour les plus lucides et avertis d’entre nous, c’est la Commune de paris de 1871 qui fut un tournant et un exemple, même si celle-ci fut éphémère. La Commune de Paris désigne la période insurrectionnelle à Paris qui dura environs deux mois, du 18 mars 1871 jusqu’à « la semaine sanglante » du 21 au 28 mai (Semaine de répression féroce). Cette insurrection était contre le gouvernement issu de l’Assemblée nationale, qui venait d’être élue à la va vite au suffrage universel (Qui nétait pas direct) afin d’hâter l’Armistice avec Bismarck qui vint à bout des forces impériales de Napoléon III, et qui commença l’occupation de la France. N’oublions pas que plusieurs autres communes virent le jour dans plusieurs villes de France à partir du 23 mars 1871, mais elles furent toutes réprimées (A Marseille, Lyon, Saint-Étienne, Narbonne, Toulouse, Le Creusot, Limoges). La Commune de Paris était donc loin d’être un cas isolé, et toutes les communes qui ont été proclamés prouvent bien que c’est le prolétariat tout entier qui aspirait à un changement de système et de gouvernance au niveau de la nation et non pas une minorité. Il est indéniable que cette révolution fut menée par la classe des opprimés et qu’elle inspirât de nombreux philosophes et théoriciens socialistes, communistes et anarchistes dans leur recherche d’un nouveau système à opposer au capitalisme (Elle inspirât notamment Marx, bien que le manifeste du parti communiste fut publié en 1848). Les insurrectionnels établirent une organisation proche de l'autogestion pour gérer la ville et pour Karl Marx, c'est la première insurrection prolétarienne autonome (Autonome dans le sens ou c’est la première fois que la classe prolétarienne tentait un soulèvement sans l’aide d’autres classes, notamment, sans l’aide de la bourgeoisie). La commune vit pour la premiére fois l'utilisation massive du drapeau rouge, qui rallie les insurrectionnalistes et barricadiers, et qui fit son apparition lors de la commune de 1848, parce qu'il symbolise le sang du peuple ouvrier, le drapeau tricolore étant synonyme de répression (le drapeau rouge était à l'origine, sous la Révolution, le drapeau symbolisant la loi martiale ; le peuple a repris ce symbole pour se moquer des monarques et des soldats).

Les insurrectionnels ont appliqués la Constitution de 1793 dans laquelle le droit à l'insurrection est "le plus sacré des droits et le plus imprescriptible des devoirs". (Ce droit n’existe bien évidemment plus dans notre constitution, la bourgeoisie l’ayant tronquée).

Bien plus que cela, la commune c’est l’apparition du gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple : une démocratie directe reposant sur une citoyenneté active. La commune de Paris était évidemment internationaliste et acceptait les étrangers en son sein : "Considérant que le drapeau de la commune est celui de la République universelle ; considérant que toute cité a le droit de donner le titre de citoyen aux étrangers qui la servent...". Cet internationalisme découle du fait que depuis septembre 1864, il existait une Internationale ouvrière, qui avait des représentants à Paris. Une grande partie des communards étaient membres de cette internationale, qu’ils fussent proudhoniens (Anarchistes) ou socialistes…

Encore plus novateur, pour la première fois (Et grâce à la loi de 1868 sur la liberté de la presse) des revendications économiques anticapitalistes voient le jour, notamment, avec la demande de la nationalisation des banques, des mines, des chemins de fers, des assurances etc…

Autre nouveauté au sein d’un tel mouvement social ; Pour la première fois un mouvement féminin de masse voit le jour : l’Union des Femmes pour la défense de Paris et les soins aux blesses . Créée grâce au dévouement d'Elisabeth Dmitrieff, jeune aristocrate russe et de Nathalie Le Mel, ouvrière relieuse. Les femmes réclament le droit au travail et l’égalité des salaires. Outre ces revendications, les femmes de cette organisation ont joué un rôle prépondérant dans la mise en place du gouvernement populaire de la commune et se sont battus sur les barricades… La commune marque donc un tournant historique dans le mouvement pour l’émancipation des femmes.

L’amélioration des conditions de travail des prolétaires etait évidemment une des priorités de l’insurrection. Le Conseil de la Commune avait pour but de réaliser "l'émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-mêmes", c’est la principale revendication des ouvriers du XIXéme siècle (Et c’est toujours d’actualité). Le conseil supprime les entreprises privées qui proliféraient sous l’Empire. Elles sont supprimés et remplacés par les bureaux municipaux. Les ateliers abandonnés sont réquisitionnés et remis à des coopératives ouvrières (La journée de travail y est de 10 heures et la direction est élue démocratiquement par les salariés)… Bien d’autres mesures vont être mises en place, comme l’arrêt des retenues sur salaires et des amendes, pratiqués par le patronat. La Commune a donc jeté les bases de l’autogestion et de du combat social.

L’enseignement est aussi remodelé. Deux écoles professionnelles sont ouvertes, une de filles et une autre de garçons. Les établissements privés sont supprimés et l’enseignement devient également totalement laïque (l'enseignement confessionnel est interdit, les signes religieux chrétiens sont enlevés des salles de classe). Quelques municipalités d'arrondissement, celle du XXe en particulier, qui ont alors la responsabilité financière de l'enseignement primaire, rendent même l'école gratuite. Il faut aussi noté que les instituteurs, que se soient des hommes ou des femmes, sont traités avec égalité (Au niveau du salaire notamment).

Il est vrai que la révolution de 1789 marque la fin de l’ancien régime et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen vit le jour. Celle-ci proclama l'égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers de représentants élus. Mais à qui profita cette révolution, cette déclaration, et à qui profite t-elle encore ? Aux puissants ; Aux gros propriétaires, à ceux qui détiennent les capitaux et qui exploitent le petit peuple, à ceux qu’on désigne communément sous le nom de bourgeois. Jamais on ne vit prêcher autant de belles paroles, autant de discours et de textes vertueux sur l’égalité, la liberté, la justice et la paix des peuples, jamais pourtant on ne verra plus un tel degré d’hypocrisie, de démagogie ou bien de lâcheté et de passivité pour certains, en un si petit lapse de temps. Beaucoup d’entre eux devaient êtres sincères dans leur recherche de la liberté et de la justice sociale, d’autres, non moins sincères, pensaient qu’il fallait éduquer le peuple et que seule une élite d’intellectuels ou/et de riches commerçants pouvaient et devaient être à la tête de la république. Enfin, il y a ceux qui détenaient les rennes du pouvoir (Officieusement bien entendu, les « meneurs »), et qui savaient très bien pourquoi ils prenaient part à cette révolution ; pour sauvegarder leurs intérêts et pour en emmagasiner encore d’avantage (Les biens des nobles, du clergé etc…). Autrement dit, les bourgeois ont participé à cette insurrection uniquement dans le but de s'enrichir. N’est ce pas le Comité de salut public (Danton le dirige, puis Robespierre) qui mit en place la terreur légale pour venir à bout de la fureur populaire, qui fit ordonner des exécutions arbitraires, éradiquant émigrés et récalcitrants. Toutes ces mesures furent prises afin de s’assurer du soutien du peuple et de consolider le pouvoir de la bourgeoisie en place. Bien entendu, tout ne fut pas négatif, mais il y a nombre de choses, d’événements, de faits, que l’on ne met pas en évidence volontairement… Cette révolution bien que dominée et contrôlée par la bourgeoisie, fut indispensable pour la suite des luttes populaires, elle annonça les futurs soulèvements du peuple, du prolétariat, indépendamment de la bourgeoisie et préfigura les futures idéologies de gauche. Néanmoins, force est de constater que la révolution de 1789 fut, et est (Aujourd’hui plus que jamais peut être) glorifiée et érigée comme un model pour le peuple et la démocratie, comme un model pour tous les pays que l’occident impérialiste méprise et exploite.



Cette transcription de ma réflexion (Ou peut être, cet état de fait) est bien évidemment synthétique, néanmoins, elle permet de se rendre compte de ce à quoi ressemblait la commune de 1871, et à quoi aspiraient les communards. La répression fut impitoyable (C'est le gouvernement de la République qui etait dirigé par Adolphe Thiers "chef du pouvoir exécutif" qui appliqua cette politique de répression), beaucoup se firent exécutés sans jugements, il y eu 4586 déportations, 251 communards furent contraint aux travaux forcés et 23 furent exécutés « officiellement ». Le bilan de la semaine sanglante est éstimé à 20 000 morts chez les communards (Thiers a fait massacrer hommes, femmes et enfants sans la moindre pitié), néanmoins, la Commune devint l’exemple, et inspirât la révolution Russe (Bien que celle ci fut déviée de son but initial par un certains Staline…), la révolution espagnol (Avec les collectivités) ainsi que nombre d’autres mouvements et théoriciens d’ « extrême » gauche. Enfin, il faut mettre en évidence le fait que la république bourgeoise actuelle est issue de le 3ème république, elle-même mise en place suite à la Commune. C'est la Commune et la peur qu'elle a inspirée aux bourgeois qui les a obligés à nous donner le "jouet" (comme disait Thiers), c'est à dire cette fausse démocratie dans laquelle nous sommes toujours et qui fait tout, depuis l'insurrection de 1871, pour qu'un tel événement ne se reproduise pas.

Je trouve quand même sidérant le fait que l'on accorde pas plus de temps à étudier la commune, alors que la révolution de 1789 occupe une grande part du programme... Bien évidemment la révolution de 1789 à eu son importance, d'ailleurs sans cette révolution l'insurrection de 1871 n'aurait pas eu lieu, (Quoi que, la révolution avortée de 1848 a eu, il me semble, plus d'impact, d'influence, sur les événement de 1871, c'est une suite logique après tout.) mais elle n'est en rien comparable au niveau de la portée historique à la commune. En effet, cette dernière à une eu une influence considérable sur les événements du XXeme siècle, et elle en aura à tout jamais sur les luttes sociales et les idéologies de gauche. Au final, je me demande si c'est par pure incompétence ou tout simplement pour dissimuler et aliéner un peu plus les nouvelles générations que l’éducation nationale n’accorde pas plus de temps à cet événement clé de l’histoire contemporaine de l’humanité.


Dernière édition par Marx (M) 68 le Mer 9 Sep - 0:19, édité 6 fois

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Message  hugOoO le Lun 24 Aoû - 14:31

merci pour ton suplement historique interresant !!

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Re: Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Calamity Jane le Mar 25 Aoû - 20:12

Il y a beaucoup de mythologie, là-dedans.

La commune n'était pas si révolutionnaire que ça vu qu'elle voulait continuer la guerre contre l'Allemagne et n'a pas touché aux lingots de la Banque de France.
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Message  Marx (M) 68 le Mar 25 Aoû - 21:35

De la mythologie ? Je n'ai rien inventé, tout ca c'est des faits concrets. Dire que la commune n’a pas était une révolution est une ineptie (Désolé du mot). Soit, ils n’ont pas touché à la banque de France, mais cela résulte de ce que j’appellerai d’une déviance idéologique. En effet, la conception qui dominait, était la conception dite proudhonienne du sacro-saint crédit.
En gros, pas touche aux institutions monétaires !!! Etrange pour un anarchiste (Proudhon), au sens ou on l’entend de nos jours. Voila pourquoi j’appelle cela une déviance idéologique… Et puis la premiére vraie révolution prolétarienne ne pouvait etre parfaite, elle annoncait les futures révolutions vraiment anticapitalistes (Bien que les revendications des communards fussent aussi anticapitalistes, mais non appliquées pour la plupart) et prolétariennes. Mais de la à dire que la commune n'était pas révolutionnaire, quand meme... Je ne vais pas me repeter mais les preuves, les faits sont la…
De plus une révolution peut ne pas etre anticapitaliste, celle de 1789 par exemple, mais la commune etait bien anticapitaliste c'est évident, meme si elle n'a pas eu le temps de vraiment déployer toutes ces possibilités et d'appliquer toutes les revendications, répression oblige.
Enfin, la commune voulais continuer à résister contre l'armée de Bismarck, parce que celui ci etait aux portes de Paris, rien de plus naturel, en outre c'est Napoléon III qui a lancer cette guerre, et non le peuple francais, j'aurais fait de meme, résister aux souverains, à l’asservissement du peuple. Les communards n’étaient pas foncièrement Anti-allemands, ils luttaient simplement pour leur indépendance, pour leur liberté. Il faut toujours prendre en compte le contexte.
Apres, je te le concéde, la commune n'a été qu'un prototype, mais qui aurait pu aboutir à quelque chose de vraiment bien sans la répression de thiers.

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Re: Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Calamity Jane le Mer 26 Aoû - 0:47

Marx (M) 68 a écrit:De la mythologie ? Je n'ai rien inventé, tout ca c'est des faits concrets. Dire que la commune n’a pas était une révolution est une ineptie (Désolé du mot). Soit, ils n’ont pas touché à la banque de France, mais cela résulte de ce que j’appellerai d’une déviance idéologique. En effet, la conception qui dominait, était la conception dite proudhonienne du sacro-saint crédit.
En gros, pas touche aux institutions monétaires !!! Etrange pour un anarchiste (Proudhon), au sens ou on l’entend de nos jours. Voila pourquoi j’appelle cela une déviance idéologique…
Et en quoi le cambriolage d'une banque exprime-t-il une opinion sur la politique monétaire ?

Et puis la premiére vraie révolution prolétarienne ne pouvait etre parfaite, elle annoncait les futures révolutions vraiment anticapitalistes (Bien que les revendications des communards fussent aussi anticapitalistes, mais non appliquées pour la plupart) et prolétariennes. Mais de la à dire que la commune n'était pas révolutionnaire, quand meme... Je ne vais pas me repeter mais les preuves, les faits sont la…
Et les révolutions anticapitalistes, quelles furent-elles ?

De plus une révolution peut ne pas etre anticapitaliste, celle de 1789 par exemple, mais la commune etait bien anticapitaliste c'est évident, meme si elle n'a pas eu le temps de vraiment déployer toutes ces possibilités et d'appliquer toutes les revendications, répression oblige.
Répression ? Qu'aurait-elle pu faire sans répression ?

Enfin, la commune voulais continuer à résister contre l'armée de Bismarck, parce que celui ci etait aux portes de Paris, rien de plus naturel, en outre c'est Napoléon III qui a lancer cette guerre, et non le peuple francais, j'aurais fait de meme, résister aux souverains, à l’asservissement du peuple.
Et comment peut-on être contre la guerre et vouloir la continuer ?

Les communards n’étaient pas foncièrement Anti-allemands, ils luttaient simplement pour leur indépendance, pour leur liberté. Il faut toujours prendre en compte le contexte.
L'indépendance de Paris par rapport à la province, c'eût été rigolo...

Apres, je te le concéde, la commune n'a été qu'un prototype, mais qui aurait pu aboutir à quelque chose de vraiment bien sans la répression de thiers.
Vas-y : développe ton uchronie que nous puissions nous dilater la rate...
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Message  Marx (M) 68 le Mer 26 Aoû - 11:51

Vas-y : développe ton uchronie que nous puissions nous dilater la rate...

Hey, tu peux aussi cesser tes sarcasmes et te calmer, tu as le droit d’avoir une opinion différente, mais on peut discuter dans la paix… On est pas la pour se bouffer, et puis je suis bien content de discuter de la commune et de confronter nos points de vue.

L'indépendance de Paris par rapport à la province, c'eût été rigolo...

Je ne parle pas de cette indépendance, mais de l'indépendance idéologique et politique. Comme dit, Paris n’a pas été la seule cité à se révolter, et leur but était de briser le siége de la ville pour pouvoir porter la révolte dans les terres (Voir les assauts qui ont échoués sur Versailles)...

Et les révolutions anticapitalistes, quelles furent-elles ?

Je ne vais pas te faire une liste, tu pourras les trouver par toi meme je pense.

Répression ? Qu'aurait-elle pu faire sans répression ?

Oui, la répression lancée par Adolphe Thiers depuis Versailles (Voir l'article). Sans répression la Commune aurait au moins pu finir d’appliquer ses revendications, après j’en sais rien, étant donné qu’il y a eu la fameuse querelle entre, réformistes et révolutionnaires, qui dure toujours d’ailleurs. (J'ai posté un article sur le sujet dans la séction place de la mairie).

Et comment peut-on être contre la guerre et vouloir la continuer ?

Mais qui a dit que les communards étaient contre la guerre ? Leur liberté était menacé, ils devaient résister c’est tout, sous peine d’être occupé… De plus ils étaient en pleine révolution, ils n’allaient pas remettre les armes à Thiers et tout abandonner, comme les révolutionnaires en Espagne qui ont rendus les armes devant le péril Fasciste, ou encore en Grèce, ou les anar’ et les communistes en croyant avoir vaincu, ont rendus les armes face aux anglais… Une révolution c’est une guerre pas une partie de pocker.

Et en quoi le cambriolage d'une banque exprime-t-il une opinion sur la politique monétaire ?

Le but d’une révolution n’est pas de « cambrioler » une banque, ce n’est pas si simple, mais dans un premier temps de redistribuer les capitaux et de s’en servir intelligemment, puis de s’en débarrasser. Et vu le peu de temps qui leur a été imparti, du fait de la répression et de la querelle entre réformistes qui ne voulaient pas toucher aux dinars et révolutionnaires qui eux le voulaient, la situation devait être compliquée…
Il faut bien se mettre en tête qu’à cette époque toutes les idéologies de gauche n’étaient pas formées, notamment le marxisme, car oui, il faut une véritable conscience idéologique pour mener à bien une révolution, en plus de l’organisation et de la chance…

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Re: Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Calamity Jane le Ven 28 Aoû - 17:21

Je pourrais réfuter point par point et nous continuerions longtemps mais ces anars qui ramènent toujours leur Commune et leur guerre d'Espagne au XXIème siècle, ça me gave.
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Re: Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Marx (M) 68 le Ven 28 Aoû - 21:34

Mais ne t'énerve pas, franchement, on est pas la pour se prendre la tete... Vas y réfute, éxpose ton opinion c'est le but et sa m'interesse, j'ai certainement beaucoup de choses à apprendre.

Et bien oui, au XXI eme Siècle on sort encore les vieux exemples (En fait loin d'etre vieux) de l’Espagne ou de la révolution Russe et même de Mai 68 figure toi, parce que c’est l’histoire et l’histoire est indispensable pour comprendre et mieux cerner le monde d’aujourd’hui… Mais tu dois le savoir ça, donc je ne vois pas le problème. Et ce n'est pas "leur" guerre d'Espagne ou "leur" Commune, mais celle de tout un peuple. Mais evidemment, tu vas me dire que c'est encore un mythe.

Par contre, ne colle pas d'étiquettes comme ça à des personnes que tu connais à peine (Genre : « Ouuu, lui je sens que c’est un anar’, j’aime pas ça, et lui c’est certainement un socialiste… »), les gens qui me connaissent bien seraient mort de rire de savoir que tu me prends pour un anarchiste, certes, tu n'es pas loin, mais fit toi plutôt à mon pseudo si tu aimes tant classer les gens. Parce que les vieux préjugés de ce genre on en a vraiment pas besoin... Faudrait etre anarchiste maintenant pour parler de la Commune.

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Re: Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Troska le Lun 16 Nov - 17:48

mais ces anars qui ramènent toujours leur Commune et leur guerre d'Espagne au XXIème siècle, ça me gave.
Pourtant, c'est les faits marquant des réussites anarchistes .. donc je suis fier de me revendiquer !
On oublie aussi l'Ukraine de Makhno, les villes autogérés, les villes d'Espagne qui fonctionnent encore en autogestion, les communes de Kabylie etc etc ..
C'est sur que ça vous gave les bien pensant, ça fait mal de voir qu'on peux so'rganiser autrement que par le système bourgeois actuel ..
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Message  Invité le Lun 16 Nov - 20:46

Sans oublier les cooperatives en France... (Longo Mai I love you , la Nef des fous...)

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Re: Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Calamity Jane le Ven 20 Nov - 3:33

Je vous signale que les monastères s'organisent depuis des siècles hors du système capitaliste avec beaucoup plus de succès que vos éphémères expériences anarchistes.
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Re: Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Troska le Ven 20 Nov - 11:36

Ce qui n'a strictement rien à voir.
Les Ordres suivent des règles précises et rigoureuses ( avec des règles comme celles de Benoit ou de Colomban ) et n'ont aucun ou peu de contact avec l'extérieur.
J'appelle pas ça de l'anarchisme, j'appelle ça de l'autarcisme, faut pas confondre les deux
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Re: Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Calamity Jane le Ven 20 Nov - 16:42

L'autarcie est un concept économique. Cela n'a pas de rapport avec le désir de se séparer du monde.

Les monastères ne sont d'ailleurs pas autarciques. Ils ont souvent une spécialité comme le fromage ou la bénédictine qu'ils vendent à l'extérieur pour se procurer des marchandises variées.

De la même manière, une communauté anarchiste pourrait très bien produire et vendre une spécialité de fromage comme l'ont fait les hippies du Larzac.

Quand à l'existence d'une règle, le fait de ne pouvoir la changer met justement le monastère hors des classifications "démocratie" ou "dictature".

Et je n'ai pas connaissance que la création d'une société anarchiste se fasse de manière anarchique. Il faut d'abord un principe fondateur.
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Re: Histoire : La commune, sujet de réflexion.

Message  Marx (M) 68 le Sam 21 Nov - 0:23

L'autarcie est un concept économique. Cela n'a pas de rapport avec le désir de se séparer du monde.

C'est vrai, à la base l'autarcie est un concept économique, mais cela a aussi un rapport avec le désir de se séparer du monde ! L'un n'empeche pas l'autre.
De plus, par extension, l'autarcie désigne également un mode de vie dans lequel un foyer produit tout ce qu'il consomme, ou du moins l'essentiel, et ne recourt donc pas ou peu au commerce pour compléter ses besoins.
Donc on peut bien parler d'autarcie en ce qui concerne les monastères, comme on pourrait parler d'autarcie pour les autres types de communautés, mais la comparaison s'arrete la !

Quand à l'existence d'une règle, le fait de ne pouvoir la changer met justement le monastère hors des classifications "démocratie" ou "dictature".

Et je n'ai pas connaissance que la création d'une société anarchiste se fasse de manière anarchique. Il faut d'abord un principe fondateur.

Oui m'enfin, il y a quand meme une difference entre des principes fondateurs discutés au préalable par tous les membres de la communauté et des dogmes établis et intangibles. C'est bien la ou la compraison s'arrete. De fait, les monastères sont des lieux ou tout le monde ne pourra pas s'épanouir. Toute la journée est régit par des horaires précises et intangibles, chaque membre du monastére a une tache assignée et doit respect au pére supérieur... Dans les communautés dites anarchistes ou communistes, chaque personne travail pour satisfaire ses propres besoins et est libre d'aller et de venir en toute liberté sans réelles contraintes. On peut quitter la communauté et y revenir à sa guise et meme pratiquer un culte si on en ressent le besoin...
Le but n'est éminemment pas le meme. Mais en ce qui concerne les communautés, magiccerbere a une plus vaste éxpérience que moi !
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